mercredi, janvier 7

Les nouveaux horaires imposés aux douaniers sont vivement dénoncés depuis plusieurs semaines. Les syndicats alertent sur les conséquences d’un «bras de fer» avec des «agents épuisés».

Nouveau mouvement d’humeur de la part des douaniers de Liège Airport, a appris Le Vif ce lundi matin. En cause, comme depuis plusieurs semaines, les nouveaux horaires qu’entend imposer (ou a déjà imposé) l’administration à des agents qui se disent «épuisés» et «à bout».  

«Dans les prochains mois, un nouveau règlement horaire est imposé de manière unilatérale aux douaniers», fulmine la CSC par l’entremise d’un communiqué. «Cette réforme s’est faite en violation totale des principes de concertation sociale, malgré une opposition massive, claire et constante de l’ensemble des agents. Pire : face à la contestation, l’administration a répondu par des menaces en cas de non-respect du règlement, installant un climat de pression et de mépris indigne d’un service public.»

«Le bras de fer est désormais ouvert», alerte encore la CSC, dénonçant «une administration sourde, inflexible, qui impose sans justification sérieuse, sans raison opérationnelle valable, et avec un dédain assumé, un horaire fondé sur une uniformisation absurde.»

Horaires illégaux?

Et les douaniers d’un des plus grand hub de fret d’Europe de lister les conséquences de la dégradation de leurs conditions de travail, avec «près d’un tiers des agents ayant déjà été en incapacité de travail pour épuisement ou fatigue extrême», «certains agents qui enchaînent jusqu’à douze jours de travail consécutifs avec un seul jour de repos», «d’autres doivent prester trois week-ends de suite, sans récupération suffisante». Conséquence: une «tension extrême au sein des douanes (…), un refus collectif de continuer à subir une gestion managériale déconnectée et autoritaire

«Après des mois de discussions stériles et de prétendues «négociations» qui n’ont mené à absolument rien, le constat est sans appel: l’administration des douanes a délibérément choisi le passage en force», estiment encore les douaniers liégeois, ajoutant que «la mobilisation du 5 janvier n’est pas un coup d’éclat. C’est une alerte. Et si l’administration persiste, elle en portera l’entière responsabilité», poursuit le communiqué, alors qu’une action au Conseil d’Etat concernant l’illégalité potentielle des horaires de travail est en cours depuis cet été.

Comme l’a documenté Le Vif, les douanes de l’aéroport ont enchaîné grèves du zèle et absences de contrôle des marchandises, y compris lors de visites de responsables politiques. Voilà un mois, une réunion avec le SPF Finances, qui chapeaute les douanes, n’avait rien donné.

Contacté, le SPF n’avait pas donné suite à l’heure d’écrire ces lignes.

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