mercredi, avril 15

Ce lundi, le gouvernement du Royaume-Uni a annoncé des mesures d’urgence face à la saturation des prisons dans le nord de l’Angleterre. Les différentes émeutes ont rajouté de l’huile sur le feu à un système pénitencier britannique déjà en crise.

Le déclenchement du nouveau dispositif « Early Dawn » (« petit matin ») permet notamment de détenir les personnes appréhendées dans des cellules de police et d’attendre que des places de prison se libèrent pour les faire comparaître. Selon le ministère de la Justice, cela va permettre de soulager « à court terme » la pression exercée sur les prisons. « Nous avons hérité d’un système judiciaire en crise et vulnérable aux chocs », a souligné le secrétaire d’Etat chargé des prisons, James Timpson, dans un communiqué, présentant les mesures prises comme « difficiles mais nécessaires ». Au Royaume-Uni, la proportion de prisonniers par rapport à la population est la plus élevée en Europe occidentale.

Si la police a assuré que ces mesures ne l’empêcheraient pas d’arrêter quiconque « pose un risque pour le public », des représentants des employés du système pénitentiaire ont averti qu’elles retarderaient le fonctionnement de la justice. Après son arrivée au pouvoir début juillet, le gouvernement travailliste, évoquant un système au bord de l’ »effondrement », avait déjà annoncé un plan pour libérer des milliers de prisonniers en septembre. Il avait ensuite annoncé libérer environ 500 places supplémentaires lorsqu’avaient éclaté les émeutes consécutives à une attaque au couteau qui a coûté la vie à trois fillettes le 29 juillet à Southport, dans le nord-ouest de l’Angleterre.

Depuis, des dizaines de condamnations ont déjà été prononcées, quasi systématiquement de la prison ferme, et des centaines d’émeutiers présumés ont été inculpés et attendent en détention le prononcé de leur peine.

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