mercredi, janvier 7

L’UE dit prendre «très au sérieux» les deepfakes sexuels impliquant des mineurs générés via Grok et diffusés sur X, alors qu’une enquête est ouverte en France. La Commission rappelle qu’elle appliquera le DSA “rigoureusement” à la plateforme, déjà sanctionnée récemment, et suit le dossier de près.

L’Union européenne «prend très au sérieux» les fausses vidéos sexuelles de mineurs générées par Grok, l’outil d’intelligence artificielle associé au réseau social X d’Elon Musk, a déclaré un porte-parole de la Commission. Ces vidéos à caractère sexuel, sur lesquelles la justice française enquête, «sont illégales, dégoûtantes et n’ont pas leur place en Europe», a-t-il souligné.

«X est parfaitement au courant que nous appliquons très rigoureusement le règlement sur les services numériques et nous encourageons toutes les entreprises à s’y conformer», a-t-il ajouté, rappelant que l’UE avait infligé en décembre à X la toute première amende prononcée pour une infraction à ce règlement, dit DSA.

La Commission avait en outre demandé en novembre des explications à cette plateforme concernant des propos négationnistes générés par Grok, qui avaient également suscité un tollé en Europe. La plateforme d’Elon Musk a répondu en décembre à cette demande, et les équipes de la Commission sont en train «d’analyser» ces informations, a précisé le porte-parole de l’exécutif européen.

Grok, l’assistant d’intelligence artificielle du réseau X, a reconnu l’existence de «failles» ayant permis à des utilisateurs d’obtenir de lui des images à caractère sexuel impliquant des mineurs ou des femmes, suscitant des protestations à travers le monde et l’élargissement d’une enquête judiciaire en France.

L’UE avait infligé, début décembre, une amende de 120 millions d’euros à X pour infraction au DSA, malgré les menaces récurrentes de Donald Trump qui accuse le bloc européen de cibler via sa législation numérique les champions américains. L’administration Trump a pris des mesures en représailles en imposant des sanctions à l’ancien commissaire Thierry Breton, artisan du DSA, ainsi qu’à quatre autres personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation.

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