vendredi, janvier 2

Selon une étude, la Belgique ne pourrait pas mettre en service de nouvelles grandes centrales nucléaires avant 2039, sauf si le gouvernement parvient à lancer un projet d’ici fin 2026.

La Belgique ne peut espérer se doter de nouvelles grandes centrales nucléaires avant 2039 au plus tôt, écrivent L’Echo et De Tijd. Les deux quotidiens se basent sur les conclusions d’une étude commandée par le gestionnaire du réseau à très haute tension Elia au bureau d’ingénierie Tractebel (Engie). Garantir l’alimentation du pays s’annonce comme un défi majeur.

Cette échéance de 2039 ne pourra être respectée que si le gouvernement parvient à lancer le projet d’ici fin 2026 et que celui-ci ne prend pas de retard. Tractebel mise donc plutôt sur une première mise en service en 2042, voire en 2044.

Or, la hausse de nos besoins en capacité électrique (alors que se multiplient voitures électriques, industrie électrifiée, centres de données et pompes à chaleur) ne pourra pas s’accommoder d’un aussi long processus de développement. L’été dernier, Elia avait estimé que la Belgique devrait disposer au bas mot de 4,4 gigawatts de production supplémentaires d’ici à 2035, soit l’équivalent de plus de quatre grandes centrales comme Doel 4.

D’après le bureau d’études, seuls deux sites (non spécifiés) en Belgique pourraient accueillir plusieurs réacteurs à eau pressurisée de plus de 1 gigawatt. Pour L’Echo, il s’agit des sites nucléaires existants de Doel et Tihange.

Elia a commandé l’étude en vue du plan fédéral de développement 2028-2038 qui, après consultation de toutes les parties prenantes, devrait être approuvé d’ici mai prochain par le ministre de l’Energie (MR) Mathieu Bihet.

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