samedi, janvier 31

Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles, a répondu aux critiques de la N-VA et de Vooruit au sujet de l’impasse de la formation bruxelloise.

Face aux attaques de dirigeants flamands à l’égard de son parti le PS, le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, a attribué vendredi à l’ensemble de la classe politique la responsabilité du blocage de la formation d’un nouveau gouvernement bruxellois.

« Qui est responsable de cette situation ? Nous tous. Francophones, Néerlandophones, droite, centre, gauche », a tranché M. Close, dans son discours à l’occasion de la fête de la Communauté flamande, à l’hôtel de ville de Bruxelles. Cette remarque a soulevé un murmure de protestation dans la salle.

« Ne sommes-nous plus capables de jeter des ponts, trouver des solutions, conclure des compromis ? », a-t-il demandé. Il a qualifié cette situation d’ »indigne de Bruxelles », qui est « le lien entre les néerlandophones et les francophones ».

Ce vendredi, des responsables N-VA comme la cheffe de file bruxelloise Cieltje Van Achter, ou Vooruit, comme la présidente du parlement flamand Freya Van den Bossche, ont vivement critiqué le véto du PS à la N-VA dans la recherche d’un nouveau gouvernement régional. Plus d’un an après les élections du 9 juin 2024, cette recherche reste bloquée dans un écheveau de vétos émis par divers partis.

Philippe Close a rappelé l’urgence d’un accord pour tout le tissu socio-économique. Il garde espoir, car « si un Premier ministre socialiste a pu réformer les allocations de chômage pour les jeunes en 2012 (Elio Di Rupo, ndlr) et qu’un Premier ministre nationaliste instaure une taxe sur les plus-values en 2025 (Bart De Wever, ndlr), je suis convaincu qu’un accord est possible ici à Bruxelles également », a-t-il souri, applaudi pour le coup.

Peu auparavant, le président du MR Georges-Louis Bouchez avait confirmé à Belga la tenue de nouvelles discussions discrètes entre son parti et le PS, avec pour objectif de dégager « des solutions créatives » d’ici la fête nationale du 21 juillet.

Le bourgmestre de Bruxelles s’est également réjoui des investissements de la Flandre dans de multiples domaines, et notamment dans la société gestionnaire de l’aéroport de Bruxelles (Zaventem). Non sans malice: « en tant que socialiste, je ne peux que me réjouir de la ‘nationalisation’ de l’aéroport de Bruxelles, grâce aux investissements flamands », a-t-il dit, soulevant des rires dans l’assemblée.

« L’aéroport est et reste l’un des principaux moteurs économiques de notre pays – et un employeur important pour Bruxelles et la périphérie. Travaillons donc ensemble à l’avenir pour faire en sorte que les deux régions y gagnent.

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