vendredi, avril 4

Ce lundi est une journée de grève nationale. A l’appel de la FGTB et de la CSC, de nombreux secteurs prendront part au mouvement de grogne qui entend dénoncer les mesures du gouvernement de Bart De Wever.

Une grève nationale interprofessionnelle, à l’appel de la FGTB et de la CSC, paralysera une grande partie de la Belgique ce lundi. Cette mobilisation vise à protester contre les mesures de la coalition Arizona, dont l’accord gouvernemental a été qualifié de « déclaration de guerre contre le monde du travail » par les syndicats. Des administrations publiques aux transports en commun, en passant par les écoles, les commerces et les aéroports, le pays tournera au ralenti.

Les syndicats dénoncent plusieurs aspects de l’accord du gouvernement De Wever, notamment les mesures relatives aux pensions et au pouvoir d’achat. « Il y a un manque de respect de manière globale. Il faut envoyer un signal clair », résume la CSC.

La FGTB dénonce, quant à elle, des « mesures de régression sociale ». Pour le syndicat socialiste, cette grève constitue le début d’un « marathon de résistance« . L’organisation déplore notamment « des attaques incessantes » de la part du gouvernement, pointant particulièrement les coupes dans les pensions qui contraindront à « travailler plus longtemps pour moins de pension« . Le syndicat fustige également la flexibilité accrue imposée aux travailleurs, tandis que « les employeurs sont dans un fauteuil ». La FGTB regrette aussi l’impact de cette politique d’austérité sur les femmes et l’ »effritement » généralisé du pouvoir d’achat, en contradiction avec les promesses gouvernementales.

La CGSLB a, pour sa part, annoncé qu’elle ne participerait pas à ce débrayage, préférant laisser une chance à la concertation sociale.

Seront impactés…

De nombreux secteurs seront touchés par ce mouvement de grogne, notamment celui des transports.

  • Le secteur de la grande distribution sera aussi impacté. « Un grand nombre » d’enseignes resteront portes closes, notamment des magasins Carrefour, Aldi, Lidl et Cora, a indiqué Myriam Djegham, secrétaire nationale de la CNE.
  • La CSC Alimentation et Services a par ailleurs déposé des préavis d’actions illimités à partir de ce lundi pour plus de 20 secteurs, dont le nettoyage, les titres-services et le commerce alimentaire. 
  • Certaines entreprises, comme le sidérurgiste Aperam à Genk, ArcelorMittal à Gand ou le centre de distribution de Nike à Laakdal, fermeront complètement leurs portes. 
  • Le secteur culturel flamand se mettra également en grève. De nombreux artistes, interprètes et acteurs se rassembleront de 10h à 13h sur la place de la Monnaie à Bruxelles et de 11h à 14h sur l’Operaplein à Anvers, où ils proposeront des prestations musicales, poétiques et théâtrales.
  • La police rejoindra aussi le mouvement, la CGSP ayant déposé un préavis pour l’ensemble du personnel de la police intégrée.
  • Le front commun syndical de l’enseignement a également appelé ses affiliés à débrayer.
  • Des préavis de grève ont également été déposés pour les prisons et bpost.
  • Enfin, la grève impactera les administrations communales, provinciales, régionales et fédérales.

Quels véhicules de la Stib roulent

À Bruxelles, la Stib annonce qu’une poignée de métros, trams et bus roulent quand même ce lundi.

La ligne 1 du métro bruxellois est desservie, selon une première annonce du transporteur public peu avant 6h du matin. Les trams ne circulent que sur les lignes 4, 7, 10, 51. Seuls les bus 46, 59, 71, 73 (prolongé vers Erasme) et 87 (prolongé vers Etangs Noirs) circulent également. 

Le réseau TEC fortement impacté à Liège et Verviers

Moins de la moitié des lignes TEC circulaient, lundi, sur le réseau Liège-Verviers en raison de la grève générale interprofessionnelle. Sur les 202 parcours, seuls 71 sont desservies normalement, a indiqué, peu après 6h, une porte-parole de la direction Liège-Verviers du TEC.

Les transports en commun de la région ne circulent pas sur 113 lignes, tandis que 18 autres sont perturbées. Sur ces dernières, la fréquence est ralentie en raison de trajets supprimés. Les usagers et navetteuses peuvent consulter le site www.letec.be pour retrouver quels voyages ont été éliminés.

Des milliers de personnes attendues dans les rues de Bruxelles

Le 13 février dernier, entre 60.000 (selon la police) et 100.000 personnes (selon les syndicats) avaient battu le pavé à Bruxelles pour dénoncer les mesures annoncées par le gouvernement fédéral. Un mois plus tôt, le 13 janvier, 30.000 personnes avaient également manifesté dans les rues de la capitale contre la réforme des pensions voulue par la coalition Arizona.

Partager.
Exit mobile version