Les résultats des élections régionales, fédérales et européennes tombent. Voici les résultats personnels de quelques personnalités de premier plan. Combient de voix ont récolté Sophie Wilmès, Elio Di Rupo, Georges-Louis Bouchez, Jean-Marc Nollet, Paul Magnette et autre Maxime Prévot.
Les électeurs ont livré leur verdict, pour les partis politiques, mais aussi pour les candidats, à titre individuel. Le système électoral belge est ainsi fait que l’on peut voter de deux manière: en case de tête ou en accordant une ou plusieurs voix de préférence à l’intérieur d’une liste. De facto, quelques matchs dans le match apparaissent.
Les habitudes des électeurs varient d’un parti à l’autre. Si les électeurs ont davantage tendance à voter pour des candidats de partis d’origine sociale-chrétienne, c’est moins le cas des électeurs écologistes par exemple. Dès lors, les candidats en moyenne plus ou moins de chance de performer selon le parti auquel ils appartiennent, mais aussi selon le niveau de pouvoir ou la circonscription dans laquelle ils se présentent.
C’est toutefois un des enjeux du scrutin: comment s’en sont sorties les têtes d’affiche, ces personnalités qui figurent au premier plan de la scène politique belge?
La bataille du Hainaut
Parmi les «matchs dans le match», celui qui se joue dans le Hainaut aux élections fédérales est le plus retentissant, côté francophone. C’est là que s’affrontent le président du PS, Paul Magnette, celui du MR, Georges-Louis Bouchez, et le coprésident d’Ecolo, Jean-Marc Nollet. Notons encore que Jean-Luc Crucke était tête de liste Les Engagés et Sofie Merckx emmenait la liste PTB.
(résultats à venir)
Wilmès-Di Rupo: le duel des ex-Premiers
Le scrutin européen n’est habituellement pas celui qui suscite le plus d’intérêt. Cette fois, cependant, la présence sur les bulletins des francophones de deux anciens Premiers ministres, potentiellement en mesure d’engranger un grand nombre de voix, confère à l’élection un attrait particulier. Il s’agit de Sophie Wilmès (MR), Première ministre d’octobre 2019 à octobre 2020, et d’Elio Di Rupo (PS), Premier ministre de 2011 à 2014.
Les résultats du collège électoral français sont encore partiels (2.144 bureaux sur 2.224), mais il apparait à ce stade que Sophie Wilmès engrange un score personnel très élevé (281.291 voix de préférence), bien plus que celui d’Elio Di Rupo (88.962 voix).
(résultats partiels)
Bruxelles: trois candidats pour un poste
Un certain suspense subsistait en Région bruxelloise, où trois têtes de liste pouvaient raisonnablement prétendre au poste de ministre-président(e). Il s’agit d’Ahmed Laaouej (PS), David Leisterh (MR) et Zakia Khattabi (Ecolo). Après 712 bureaux dépouillés sur 728, le MR arrive en tête devant le PS et le PTB.
Quant aux scores personnels, à ce stade, c’est David Leisterh (MR – 4.099 voix) qui arrive en tête, devant Hadja Lahbib (MR – 1.892 voix), Zakia Khattabi (Ecolo – 1.777 voix) et Ahmed Laaouej (PS – 1.501 voix).
(résultats partiels)
Duels à l’intérieur des partis
Quelques scores personnels méritent sans doute d’être comparés à l’intérieur des listes ou à l’intérieur des formations politiques.
Il s’agit principalement des résultats de:
La guerre des gauches: quelques duels PS-PTB
Le principal match dans le match s’est déroulé aux élections fédérales à Liège, entre Frédéric Daerden (PS) et Raoul Hedebouw (PTB).
En province de Hainaut, Sofie Merckx (PTB) et Paul Magnette (PS) occupaient leur tête de liste.
Dans la circonscription bruxelloise, il s’agit de Nabil Boukili (PTB) et Caroline Désir (PS).
Aux élections régionales bruxelloises, Françoise De Smedt (PTB) et Ahmed Laaouej (PS) qui menaient ce combat. En Wallonie, le duel le plus éclatant opposait Germain Mugemangango (PTB) et Thomas Dermine (PS) dans la circonscription de Charleroi-Thuin.
Trois vice-Premiers et un président de parti à Namur
La province de Namur voyait s’affronter quelques personnalités aux élections fédérales: les vice-Premiers ministres sortants David Clarinval (MR), Pierre-Yves Jeholet (MR) et Georges Gilkinet (Ecolo). Du côté des Engagés, c’est le président de parti et bourgmestre de Namur, Maxime Prévot, qui occupait la tête de liste.
Les collègues de gouvernement
Certains candidats ont été collègues de gouvernement, puis concurrents aux élections au sein de leur circonscription électorale.
C’était le cas notamment de:
Anvers: Tom Van Griecken supplante Jan Jambon
Le duel entre les chefs de file du Vlaams Belang et de la N-VA a tourné à l’avantage du premier, aux élections régionales flamandes dans la circonscription d’Anvers. L’enjeu était de taille, Tom Van Griecken étant le président du Vlaams Belang et Jan Jambon le ministre-président sortant.
Après 1.383 bureaux dépouillés sur 1.386, il apparaissait que la N-VA arrivait en tête (28,0%), tandis que le Vlaams Belang, en progression, restait second (23,1%). En termes de voix de préférence, cependant, Tom Van Griecken est le plus populaire avec 150.094 voix, contre 95.875 pour Jan Jambon. Suivent Jos D’Haese (PVDA, 65.125 voix), Caroline Gennez (Vooruit, 40.221 voix) et Annick De Ridder (N-VA, 40.189 voix).




